Changement statut de La Poste, halte à la désinformation !
La « votation » (terme Suisse) organisée par l’ensemble des partis de Gauche et des syndicalistes est un véritable scandale tant elle entraine une polémique purement démagogique qu’une désinformation la plus totale auprès de nos concitoyens.
La question posée relève d’une insupportable contre-vérité !
Cette question était la suivante : « Le gouvernement veut changer le statut de La Poste pour la privatiser, êtes-vous d’accord avec ce projet ? ». Le principe d’un référendum est de faire voter « oui » ou « non » à un projet portant sur une disposition légale. En l’occurrence, il existe un projet de loi complexe et comportant 26 articles touchant tous les sujets concernant La Poste. Bien entendu quasiment personne n’est appellé à consulter le texte de ce projet, qu’il est d’ailleurs difficile de se procurer, avant de se prononcer dans le cadre de cette sauvage votation.
Cependant, l’article 1 du projet de loi dispose que « le capital de la société est détenu par l’Etat ou par d’autres personnes morales appartenant au secteur public ». Par conséquent et par définition, toute privatisation est exclue. La question posée qui précise « …pour la privatiser » relève donc du plus parfait mensonge. On a bien entendu le droit de penser que la loi puisse être un jour modifiée pour supprimer l’exigence de détention par le secteur public, mais on n’a pas le droit de présenter faussement un texte en sollicitant l’expression du peuple français sur la base d’un procès d’intention fait à ce texte alors qu’il exprime exactement le contraire. On reconnait bien là les manœuvres des partis de Gauche, qui visent comme d’habitude au travers de leurs méthodes condamnable, à déstabiliser le Gouvernement sur des réformes qui avaient besoin d’être faites depuis longtemps.
Il est lamentable que des organisations normalement responsables comme des syndicats ou des partis à ambition gouvernementale commettent une telle désinformation.
Un parallèle avec France Telecom ou Gaz de France est fait sans arrêt. Mais n’oublions pas que l’ouverture du capital au privé avait été prévue dès l’origine, la seule exigence portant sur la part majoritaire que l’Etat devait conserver. Dans le cas de La Poste, le texte prévoit que toute ouverture du capital, même minoritaire, est exclue. Ce n’est donc pas la même situation.
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